Une Gouvernance partagée !

« Un homme seul est bien souvent en mauvaise compagnie » disait Paul VALÉRY, et cette phrase est d’autant plus vraie lorsqu’il s’agit des prises de décision en politique !

Combien de fois avons nous eu le sentiment que celles-ci étaient prises dans l’entre-soi, et qu’elles allaient à rebours des réalités, hors du bon sens populaire, et parfois même, contre la volonté et les intérêts des personnes qu’elles concernent ?

La démocratie représentative implique une transparence et un contrôle de tous les instants, et ce,  afin de respecter le rôle de chacun, au sein du contrat social : celui qui existe entre l’État et le citoyen.

Mettre en place la moins mauvaise des solutions, le choix du meilleur type de gouvernance nécessite un minimum d’implication de la part des deux parties prenantes. Alors qu’aujourd’hui, d’un coté le français a tendance à rejeter le politique, de l’autre, les politiques sont, très majoritairement, de plus en plus autistes aux réalités qui sont vécues par la plus grande partie de leurs concitoyens. Obnubilés qu’ils sont, par la satisfaction de leurs ambitions et la gestion d’une carrière qu’ils veulent la plus tranquille, longue et fructueuse possible.

Le but n’est pas de casser un système qui a donné satisfaction jusqu’à présent, mais de l’améliorer, pour remettre le sens démocratique au gout du jour. Il s’agira donc, particulièrement, d’actualiser le process qui a fait de la démocratie Française l’un des modèles qui ont le plus essaimé dans le monde : « le débat ».

Je prône une réorganisation géographique des débats, ceux qui touchent le niveau local et qui font suite à des projets intelligemment maturés, qui maillent et structurent le territoire. Une des solutions passe par la mise en place de lieux d’échanges et de gestion de projets, éloignés de la sphère médiatique qui se contente, majoritairement,  de diffuser des informations et des désinformations essentiellement descendantes.

Ces lieux pourraient s’installer dans l’héritage des « Cercles Républicains » (ou tout autre système associatif) qui, dans l’échange et la co-construction, ont permis de faire vivre une démocratie citoyenne, qui prend ses racines dans les réalités spécifiques à chaque territoire. N’ayant jamais été dotés d’un quelconque pouvoir, et ne recevant aucune aide financière de l’État, ces structures ont été, par le passé, les sources des propositions les plus ambitieuses et des cheminements intellectuels les plus hardis. Elles ont, sans aucun doute, eu une grande influence sur de nombreux pans de politiques françaises successives.

Alors que la façon de faire de la politique inhérente aux partis se cantonne quasi-uniquement à un entre-soi réducteur et le soutien d’idées et de principes doctrinaires. A contrario, celle des « Cercles républicains » a prouvé, durant la Révolution française (puis durant la IIIème et la IVème République), que l’esprit d’entreprendre et l’ouverture humaniste du peuple français n’était pas une fiction. Afin d’être cohérente avec la complexité de notre société mondialisée, ces structures se doivent d’être dotées des types d’organisation les horizontaux, souples et éprouvés. Les prises de décision y étant, le plus possible, basées sur la prise en compte bienveillante des différents avis, dans le cadre des outils de promotion et de gestion de l’Intelligence collective.

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