Citoyen d’un territoire !

Un citoyen debout est un citoyen acteur de son territoire. Il contribue à son amélioration par le seul fait de s’y impliquer, non en solitaire, mais en interaction avec les « autres ».

Un territoire est défini comme un espace géographique. Celui-ci est qualifié, d’abord, par une catégorisation juridique, viennent ensuite : une spécificité naturelle et/ou culturelle. C’est en cela que l’on peut entreprendre de le définir. Il existe, à l’intersection des paramètres qui constituent les spécificités d’un « espace », tel qu’il est communément admis par ses habitants. Le  citoyen s’y inscrit dans un patrimoine, un caractère géographique qui va intégrer à sa vie.

Les iliens n’ont pas les mêmes contraintes que ceux qui vivent en montagne, c’est une évidence ! Les frontières artificiellement crées par un État jacobin n’existent que rarement là où les administrations et le pouvoir politique les prennent en compte, ou mieux encore souhaiteraient qu’elles soient réellement. D’évidence, aucun territoire n’a exactement la même superficie, le même nombre d’électeurs ou bien encore le même relief … Et il est donc totalement illusoire de les comparer, et de tenter d’instaurer une égalité de traitement entre eux :

« Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage ? » disait Charles de Gaulle en résumant par ce trait d’humour la réalité de la difficulté à gérer notre pays.

Un autre domaine vient, si cela était nécessaire, conforter le rôle centralisateur de l’État, ce sont les contributions financières que versent les territoires à l’État. S’il reste un véritable outil de sécurité, d’équité et de maîtrise de la monnaie. L’État, fonctionne grâce à l’impôt qu’il lève. Simplement, il devient, au fil du temps, de plus en plus gourmand, tout en n’étant pas forcément plus efficace. Tant que les impôts perçus aux rôles régaliens, il n’y a aucun problème. Mais, depuis des décennies l’État s’implique dans tout et n’importe quoi. Et nous observons, en plus de cela, de véritables transferts de richesses de régions à destination d’autres, par le biais de l’impôt. Nous voyons, en effet, des régions et aussi, plus particulièrement des métropoles, profiter honteusement de la prodigalité de l’État que celui-ci ne la paye pas lui-même, mais qu’il fait financer par ce qu’il ponctionne dans les autres territoires. Il faut bien garder à l’esprit, que ces transferts financiers appauvrissent considérablement le système économique local. Quand on est matraqué fiscalement comme nous le sommes en ce moment, il ne reste plus grand chose à la fin du mois pour consommer des biens et des services produits localement. C’est toute une économie de proximité qui meurt, par la faute d’un impôt trop lourd et inique qui tue nos territoires ! Et, « cerise sur le gâteau », n’oublions pas que les frais de gestion engendrés par nos services fiscaux nous classent parmi les mauvais élèves européens : tant au niveau dans la collecte que de la redistribution des impôts et taxes.

Cette spoliation territoriale par l’impôt est à abolir de nouveau, comme la Révolution française l’a fait en son temps, en supprimant les « corvées, » et autres « sens » ou « champart ».

« Quand le pillage devient un moyen d’existence pour un groupe d’hommes qui vit au sein de la société, ce groupe finit par créer pour lui-même tout un système juridique qui autorise le pillage et un code morale qui le glorifie.»

Frédéric BASTIAT

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